Vietnam

2016-07-20

Mu Cang Chai

(Mu Cang Chai)


Nous avons pris, dans le Nord du Vietnam, bien plus de temps que prévu initialement. Nous souhaitons traverser le pays du nord au sud avec notre moto. Pour rejoindre Ho Chi Minh, il nous faudrait courir voire sauter plusieurs étapes si nous souhaitons arriver dans cette ville du Sud avant la fin de notre visa. Cette idée ne nous plait guère. Ce pays nous offre chaque jour de nouvelles surprises et il nous est inconcevable de le traverser dans la précipitation. C’est donc avec l’idée de faire prolonger notre visa que nous quittons Sa Pa. Nous avons désormais du temps devant nous, l’occasion de continuer notre visite du Nord du pays avant de rejoindre Hanoï où nous pourrons faire nos démarches administratives.

Nous reprenons la route en direction de Mu Cang Chai : une région agricole encore peu touristique, très connue des motards qui parlent de cette route avec beaucoup d’entrain. Nous quittons Sa Pa dans la direction ouest, opposée à celle de notre arrivée. Blacky est heureuse, devant elle se profile une longue route qui cette fois, descend.



Pour la première fois depuis le début de notre périple à moto nous nous retrouvons sur une route en bon état. Le trafique est quasi inexistant et la chaussée nous laisse la possibilité de rouler cheveux au vent.



Redescendus de la montagne, la température avoisine de nouveau les 30°C. Nous passons à côté d’un rocher étrange ressemblant, sous un certain angle, à une tête de mort. Au pied de la roche, les enfants se baignent pour se rafraichir.



Les 198 km se font à une vitesse folle. Nous arrivons en milieu d’après-midi à Mu Cang Chai. Le long de la route, les rizières en terrasse se succèdent rendant notre trajet de plus en plus agréable.



Dans les rizières, la force du buffle d’eau est mise à profit.



Le paysage a quelque chose de semblable à celui de Sa Pa mais sans touristes, sans guides et sans droits d’entrée. Mais pour combien de temps encore ?



Nous trouvons une auberge pour la nuit et sortons manger dans un petit restaurant de rue. Un vieil homme s’approche et essaye de communiquer avec nous. A l’aide de petits dessins sur une feuille de papier nous arrivons à échanger. L’homme apprenant que nous sommes Français répète en boucle « Dien Bien Phu ». Cela nous dit vaguement quelque chose mais c’est Google qui encore une fois nous vient en aide. Le vieil homme y a perdu son père et nous réalisons que cette guerre était en fait hier. Merci à mes profs d’histoire qui dans mes souvenirs ne m’ont jamais parlé de cela. Penauds, nous regagnons notre chambre pour une nuit que l’on espère réparatrice.

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